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I N T E R V I E W   H F F

Interview des Hanson, le 21 février 2005 à Paris

 

Lundi 21 février 2005 - Nous avons rendez-vous à 17h30 pour interviewer les Hanson à leur hôtel. On nous fait monter au quatrième étage, des voix nous parviennent entre deux accords de guitare, un panneau "ne pas déranger" est fixé à la porte. Nous entrons et tombons en pleine composition de chanson, qu'ils n'interrompent d'ailleurs pas à notre entrée. Leur régisseur nous salue, suivi des trois Hanson qui s'arrachent finalement à leur chanson.

Présentation rapide, installation, mise en confiance de la part de Zac qui nous raconte qu'ils viennent de virer la journaliste d'avant et donc que la barre du niveau des questions est très basse. Bon bah on va essayer hein !

Et l'interview démarre :

HFF: Zac, tu as récemment écrit sur Hanson.net que tu en avais assez de répondre aux mêmes questions tout le temps. Donc on a essayé d’être originaux !
Voici notre première question :
Comment êtes-vous devenus indépendants ?

[grand silence, Zac hésite … big sourire de nous quatre …]
HFF: Nan on rigole !
Zac [souriant] : Où étiez-vous pendant ces quatre dernières années ? [lol]


1- Cela fait presque deux ans qu’ Underneath acoustic est sorti, et que vous promouvez et jouez les mêmes chansons. Est-ce qu’ Underneath reflète toujours votre état d’esprit ou avez-vous hâte d’enregistrer de nouvelles chansons et de nous montrer l’évolution de votre musique ?

Zac: On a hâte de sortir de nouvelles choses. Underneath englobe ces 4 dernières années, mais nous avons évidemment de nouvelles émotions à exprimer. Même lorsqu’on était en concert pendant la première tournée acoustique aux Etats-Unis, on a écrit beaucoup de chansons. Certaines nouvelles chansons sont presque déjà vieilles, d’ailleurs.
[Zac s’empare de la guitare et gratouille ses cordes]
Taylor: Le fait que cet album ait mis autant de temps à sortir en premier lieu, ça a pris encore plus de temps pour le sortir parce qu’on a dû en quelque sorte rattraper le temps perdu. Tous nos buts avec cet album doivent être atteints, en le sortant partout dans le monde et en faisant des concerts, avant de pouvoir dire ‘Ok, on a terminé, on peut passer à l’étape suivante’. C’est donc plutôt fermer d’abord une porte pour ensuite en ouvrir une autre.
Isaac: Avec 5 ans entre deux albums, on peut bien passer au moins 2 ans à en faire la promo ! [lol]
Taylor: On est déjà en train d’écrire beaucoup de nouveaux morceaux ; et pour ceux qui sont membres de hanson.net, ils auront bientôt des nouvelles chansons. Certains ont peut être déjà entendu certaines de ces chansons en concert, celles qui seront sur le ‘membership kit’, mais les fans qui ont Underneath depuis un moment auront des nouvelles chansons. Faire quelque chose comme Someone avec Emma, et la laisser terminer d’écrire la chanson, c’est super parce que ça renouvelle et ça ajoute une toute nouvelle touche à la musique ; et ça, c’est vraiment positif pour les fans, et pour nous.


2- Dans la chanson Dying to be alive, vous chantez avec une chorale, on entend des cordes sur Underneath, des cuivres sur Crazy beautiful et maintenant une touche latino avec Someone… Vous allez tester encore d’autres sons ?


Taylor: Oui, oui, le didjereedoo … [imite le son ‘wawaaa’] [NDLR : instrument australien]
HFF : Ah bon ? [d'un air dubitatif]
Taylor: Non, c’est une mauvaise blague… [lol] En fait c’est cool, le didjereedoo. On dit toujours qu’on aime essayer de nouvelles choses et ça en fait partie. Les cordes, les cuivres ne sont pas beaucoup utilisés dans les albums de Rock’n’roll, par exemple. Mais justement on aime cette idée.
Isaac: … Ca, c’est le prochain album
[Ike sort son Mac et nous fait écouter un son rock, limite métal et nous, on hallucine]
Taylor: Non, c’est pas vrai ! [lol]
Zac: C’est nous qui l’avons écrite.
Taylo : Cette chanson va être sur l’album d’un artiste sud-africain.
Isaac: Elle est vraiment bien, en fait.
Taylor: On l’a écrite pour quelqu’un d’autre. Le prochain album va être [Zac chante d’une voix suraiguë] un peu moins… Vous voyez, Underneath est très ‘mellow’, avec beaucoup de guitares acoustiques et de choses comme ça. Je pense que le prochain album va être plus ‘straight-in-your-face’.
Zac: Je trouve que Man from Miwaukee donnait une légère idée de ce que This Time Around allait être, tout comme A Song to Sing donnait une légère idée de ce que Underneath allait donner. Alors vous pouvez deviner qu’avec le son de Lullabelle, il y aura du…
Taylor: Mais This Time Around n’était pas fait que de Man from Milwaukee, tout comme Underneath avec A Song to Sing.
HFF: Au cas où vous manqueriez d’inspiration, vous pouvez utiliser ceci ! [ en leur donnant une guimbarde]
Isaac: En fait, j’ai un peu peur de ces trucs, parce que je suis un peu parano avec mes dents, c’est une longue histoire… Tout ce que je dirai, c’est : beaucoup de caries ! [lol]
Taylor: C’est impressionnant quand quelqu’un sait s’en servir, vous nous mettez au défi, là !


3- Someone est votre premier vrai duo et votre première chanson bilingue. Mais c’est aussi la première chanson que seul l’un de vous trois signe et dans laquelle il n’y pas de chœurs des autres.


Isaac: C’est exact.
HFF: Alors est-ce un duo Hanson/Emma Daumas ou bien Isaac/Emma ?
Zac: Ah non, non ! Dans Deeper, on ne fait pas non plus les voix, Taylor et moi.
Isaac: Là c’est pas vrai, Taylor fait une voix pendant le pont.
Zac: Oh, damn you, bastards ! [lol]
Isaac: C’était pas loin, pourtant, c’était genre 98% de Michelle. [Branch, ndlr]
Taylor: Mais ça reste une chanson des Hanson. Vous avez raison sur ce point, c’est la première chanson qui se trouve sur un album qui n’a pas été écrite par tous les trois.
Isaac: Ca a sûrement un rapport avec le fait qu’elle a été écrite lors d’une collaboration particulière, dans un endroit particulier [au Château de Marouatte, ndlr]. Dans n’importe quelle autre situation ça n’aurait pas été le cas. Mais ça reste du Hanson parce que Zac joue la batterie et les percussions sur ce titre, Taylor joue beaucoup de claviers…
Taylor: Hanson c’est un tout : la collaboration, le son, la production …
Isaac: Taylor a été très impliqué dans le processus de mettre en place les voix et tout ça, alors c’est pour beaucoup une chanson des Hanson. C’est juste que je suis le seul membre du groupe à chanter cette chanson.
HFF: Est-ce que vous comptez la jouer sans Emma ? Si oui, comment ?
Taylor: [en chantant d’une voix très féminine] L’important c’est l’amour ! [lol]
HFF: Est ailleurs !!
Zac: On n’a pas encore trouvé…
Isaac: A la base, les paroles c’était : ‘L’important c’est l’amour’ et ensuite on les a remplacées par ‘L’important c’est ailleurs’. Je trouve que la nouvelle version est meilleure en fait.
Zac: On n’a pas encore trouvé comment on va la chanter sans Emma. Je ne crois pas que Taylor ou moi chantera la partie d’Emma ! [lol]
Isaac: Ca, ce serait bizarre ! [en chantant] You were looking for somebody [prend une voix féminine] sans trop y croire [lol] [gros cafouillage des trois en même temps, morts de rire]
Zac: On ne jouera jamais cette chanson sans Emma. On verra.
Taylor: Mais souvenez-vous de la version originale, quand Isaac la chantait seul.
Isaac: [en parlant] I was looking for somebody et je l’ai trouvé : [en prenant sa main comme une marionnette]  Coucou moi ! [lol] hum… bizarre… Salut, ça va ? [lol]


4- Hanson est un groupe, mais pendant les concerts vous jouez chacun un solo. Est-ce une sorte de besoin de vous retrouver seul avec le public et de montrer votre propre personnalité ?


Zac: À vrai dire, c’est plutôt juste un moyen de donner une pause aux deux autres.
Isaac: C’est parce qu’il y a beaucoup de gens qui simplifient beaucoup trop la musique, ils aiment bien dire ‘Oh, il y a un chanteur et un batteur’ ; et nous, on veut s’assurer que les gens qui essaient de trop simplifier le groupe comprennent que c’est plus compliqué que ça.
Taylor: C’est aussi juste pour la musique, on aime cette idée de ‘Ok, Zac va jouer du piano, Tays [et là nous découvrons en même temps que vous le nouveau surnom de Taylor] va jouer de la guitare’…
Isaac: C’est une façon très facile de jouer des nouvelles chansons qu’on n’a pas répétées avec le groupe, une manière complètement unique d’expérimenter… Genre je ne peux pas jouer Hand in Hand avec le groupe de la même façon que je la joue en solo, c’est une interprétation très différente de la chanson. Taylor ne peut pas faire Crazy Beautiful de la même façon en solo et avec le groupe. C’est juste une interprétation différente d’une même musique, mais c’est aussi un très bon moyen de donner une pause aux autres. Et au final ça devient un moment important du show parce que les deux autres se reposent en backstage
Taylor: Ca peut être très utile, c’est un concert intéressant où on change…
Isaac: On aime le fait que peu de groupes peuvent le faire. Y’a pas beaucoup de groupes qui peuvent dire ‘Ok, voilà le batteur’…
Zac: C’est pas le batteur qui fait un solo de batterie
Isaac: C’est le batteur qui va se mettre au piano ou à la guitare.
Zac: Cependant peut être qu’un jour je ferai un solo de batterie !


5- Pendant les moments difficiles, comme par exemple lors de la rupture avec votre maison de disques, avez-vous déjà pensé à tout arrêter, arrêter de sortir des albums et de faire des concerts ?


Zac: Hum… non.
Taylor: On ne fera jamais ça. Si on le faisait, ce serait comme si on laissait quelqu’un d’autre gagner.
Zac: On est extrêmement têtus
Taylor: On est très têtus, il en faut pour nous faire taire ! On n’est pas les seuls à avoir traversé cette épreuve : il y a tellement de groupes qui se sont trouvés dans la même situation. Toutes les maisons de disque ont changé, la qualité de la musique a chuté, les gens tombent là-dedans et on allait être victimes de tout ce système.
Alors même si le faire de cette façon [indépendamment, ndlr] nous a évidemment fait perdre beaucoup de temps qu’on aurait dû passer à faire de la musique, et que le niveau de pression était énorme, et bien on n’aurait jamais pu dire ‘Ca suffit, on arrête tout’ ; on aurait vraiment été cons.
HFF: Est ce que vos fans ont joué un rôle dans votre décision de vous accrocher et de continuer ?
Taylor: Oui, ils ont joué un rôle énorme. Je ne sais pas depuis combien de temps vous êtes fans, mais je trouve ça dément, je veux dire, vous êtes complètement différents de ce que vous étiez en 1997, mais vous aimez toujours la musique, et vous suivez peut être le groupe pour des raisons différentes maintenant, et moi-même j’ai des raisons différentes de continuer à faire de la musique, et ça va encore changer, chacun d’entre vous va changer, mais espérons qu’on pourra continuer à faire ces choses qui apportent ce sentiment de ‘Whaou, j’adore ça, j’ai hâte de voir la suite’. Et on pense vraiment qu'on aimerait presque être un exemple de la façon dont ça devrait marcher : la relation avec les fans, garder cette capacité à communiquer et aussi la façon de sortir notre musique.
Isaac: Pour continuer sur ce point, il y a deux choses qui me gênent vraiment sur l’état actuel de l’industrie musicale.
Premièrement : ils ne font pas assez attention aux fans. Quand pendant trois ans on préparait l’album, personne dans notre maison de disques n’a dit : ‘Vous savez quoi ? On a vendu un million de disques la dernière fois, on devrait s’assurer de pouvoir en vendre à nouveau un million, on devrait s’assurer que notre groupe ne disparaisse pas de la surface de la Terre pendant les trois années où ils préparent l’album, on devrait les aider à continuer à travailler’. Maintenant c’est le travail de l’artiste, mais quand l’artiste est dans une situation où il essaie de faire un disque, son but principal c’est : ‘On doit terminer cet album, et on doit bien le terminer’. Et personne n’a eu la présence d’esprit de penser à ça. Franchement, ce n’était pas un bon management, mais ça, c’est une autre histoire.
Mais la deuxième chose qui est très importante [Zac se met à fredonner] pour moi c’est que l’industrie du disque ne fait pas attention à ce que les fans veulent.
Moins de disques, parce qu’il y en a trop, et on ne sait plus si c’est de la merde ou non. Parce que pour la plupart ça en est ! Il y a beaucoup de chansons pourries qui nous sont balancées dans la figure ! Après tu te dis : ‘Hé mais c’est Britney Spears qui fait son show ! Je sais pas si j’aime ça ou pas, mais c’est commercialisé, il y a de la pub partout pour ça alors je devrais aller acheter l’album !’
Zac: Voici le troisième cousin de Nass qui fait un autre truc de rap sur les ‘ghetto booties’ [= filles des banlieues] [lol]
Isaac: Exactement. Vous voyez, il y a trop de musiques et l’accent n’est pas assez mis sur la qualité. C’est ce que je pense et c’est ce que je ressens quand je parle de musique avec un fan, il me dit que la raison pour laquelle il cherche de la musique sur Internet, la raison pour laquelle i-Tunes ou un de ses dérivés marche, c’est parce qu’il ne croit pas en la qualité de la musique. C’est un sujet universel qui traverse presque toutes les personnes avec qui j’en ai parlé. Mais ce que je me dis, c’est que l’industrie musicale rate une chose : ils ne mettent pas assez l’accent sur la qualité, ils ne disent pas au public : ‘Vous savez, on vous écoute, on va signer des contrats avec seulement dix artistes, et on va mettre toute notre attention sur eux ; et plus important encore, on ne va pas les promouvoir de cette façon, on va trouver d’autres artistes qui vont les aider à faire des disques qui ont de la valeur. C’est tout simplement un manque d’accent sur la bonne chose, c’est du genre : on met l’accent sur l’image en premier, et en second lieu sur la musique, alors que ça devrait être la musique avant tout, puis l’image. Mais il y a encore autre chose… Oh non, je pourrais en parler sans jamais m’arrêter…
 

6- Comptez-vous enfin sortir le documentaire ?


Taylor : Le documentaire est une chose… épique.
Isaac : Tout comme l’album !
Taylor : Je pense que parce que l’album a été si… il s’est passé tellement de choses, et on veut vraiment sortir un documentaire, les travaux sont en cours en ce moment, il est en cours de montage et d’édition, mais on ne peut pas donner une date exacte.
Isaac : Notre souhait est de le sortir cette année, mais on n’est pas totalement sûrs de la façon dont il va évoluer. On a monté quelques extraits, on a monté une majeure partie du documentaire, en fait on ne le fait pas vraiment nous-même, c’est quelqu’un d’autre qui le fait. On est là pour raconter l’histoire et vérifier qu’elle est correcte. En plus de ça, le documentaire est monté par des gens qui sont chargés de le faire, alors c’est difficile de dire exactement quand il va sortir. Mais d’ici la fin de l’année, les fans, sous une forme ou une autre, verront de nombreux extraits de ce documentaire.
Zac: Je ne crois pas que donner une date limite soit …
Isaac: Evidemment, on n’est pas sûrs
Zac: On veut vraiment sortir ce documentaire. C’est une histoire difficile qu’on a à raconter, il y a beaucoup de choses à dire, tout ce qu’on a traversé pendant la préparation de l’album, c’était difficile pour nous de savoir quel genre de film on tournait, et quoi filmer exactement. On ne s’est pas juste dit ‘Tiens, on va faire un film sur un groupe qui se bat avec son label, qui le quitte et crée son propre label à son tour, puis…’, on serait devenus fous. On va faire un documentaire sur la façon dont ce groupe fait son album, et ensuite ça devient quelque chose d’un peu différent. Il pourrait faire trois heures en tout.
Isaac: On pourrait faire, genre, des petits films…
 

7- Au cours de vos tournées, vous rencontrez différentes façons de vivre, des cultures, des coutumes différentes… Intégrer de nouvelles habitudes comme par exemple faire la bise en Europe, ça vous amuse ou ça vous rebute ?


Isaac: Faire la bise en Europe peut parfois être désagréable, et voilà pourquoi : beaucoup de femmes, ce qui ne me dérange pas, profitent de cette coutume et, comme par hasard, ratent la joue, si vous voyez ce que je veux dire. Alors ça devient difficile pour nous de le faire parce que je ne suis pas toujours certain de vouloir y aller ou pas. [lol]
Zac: Le bon vieux serrage de main à la mode américaine est parfait pour moi. Je n’ai aucun problème à intégrer les cultures, je me fais à la mienne, et je me fais aux autres cultures…
Isaac: La plupart du temps, si ce n’est pas pendant un show case ou un concert, j’intègre en général le 'Hello kiss-kiss thing' mais si c’est à un show case et qu’on doit embrasser 300 personnes, ça devient compliqué : ‘Salut ! mouah-mouah, ok, prends-toi 300 microbes !’ [lol]
HFF: C’est pas vraiment sur la joue, mais plutôt dans l’air !
Isaac: C’est vrai !
Zac: Je me demande toujours qui a créé ces coutumes, et ce qu’est une coutume ? Tiens, je vais en créer une nouvelle : votre nouvelle coutume sera de serrer la main. Ou encore mieux : votre nouvelle coutume sera de mettre une main aux fesses ! [‘slapping butts’] [lol] Et les gens reproduiront ces nouvelles coutumes !
Isaac: Ce serait genre : ‘Salut, comment ça va ? [se lève et fait un grand coup droit digne d’un tennisman confirmé] WHOP !’
Zac: Ce serait comme : ‘Allez, on saute tous du pont !’ [Ike est mort de rire] Je dis juste que les coutumes sont faites pour être renouvelées, non ?
HFF: Oui mais celle-là, c’en est une vieille !
Zac: C’est exactement pour ça qu’il en faut une nouvelle ! [lol]
HFF: En Europe on le fait, alors… ?
Zac: Alors je reste américain ! [lol]
Isaac: ‘Salut Zac, comment tu vas, whop !’ [refait son coup droit magistral] Ouais là, ça fait quand même un peu bizarre.
 

8- Vous vous souvenez des Doc Marten’s jaunes que vous avez dédicacées à Londres en 1997 ?


Taylor : Oui, bien sûr !
HFF: Savez-vous qu’elles sont maintenant à Paris ?
Isaac : Ah oui ? Je ne savais pas.
Taylor : Où sont-elles exactement ?
HFF: Dans un autre magasin Doc Marten’s, aux Halles.
Taylor : Oh, elles ont voyagé…
 

9- En 1997, la vague des ‘Boys Band’ avait discrédité votre musique. Que pensez-vous pouvoir faire pour changer cette réputation qui semble ancrée dans l’esprit des français ?


Zac: Je ne pense pas qu’on ait quoi que ce soit à faire, on fait juste ce qu’on a toujours fait, et ceux qui comprendront, comprendront, et pour ceux qui ont mal compris… On ne se soucie pas de ça, on n’y peut rien, on avance, c’est tout.
Taylor: C’est une drôle de chose à faire, essayer de créer un disque original et créatif avec son groupe, mais quand on est face au public, il y a tellement de gens différents, et il nous reste encore tellement de choses à faire pour apporter à la perception des gens une autre dimension du groupe…
Evidemment, la façon dont on transmet notre message à travers les gens avec qui on travaille, à essayer de mettre toujours l’attention sur la musique, et pas sur ce que les gens vont penser, mais aussi les choses telles que la chanson avec Emma, les gens avec qui on collabore, des choses qui sont différentes et qui apportent aux gens de nouvelles perspectives et les poussent à penser différemment.
Isaac: Ce qui est particulier avec Emma, c’est que non seulement c’est un échange culturel, on travaille avec un artiste qui vient d’un autre pays, et la chanson est unique en son style, mais c’est aussi intéressant dû au message qui est : quoi qu’ils aient pu penser dans le passé, ça ne s’applique pas maintenant. Les gens doivent coûte que coûte réajuster leur perception du groupe. Je trouve ça intéressant.


10- Vous avez un emploi du temps très chargé durant vos journées promo, essentiellement tournées vers les journalistes. Prenez-vous le temps de rencontrer vos fans pour discuter ?


Taylor : Vous voulez dire dans un jour normal de promo ?
HFF: En dehors de la promo.
Taylor : Autant qu’on peut. Le problème, c’est que les jours avancent si vite. Mais quand on rencontre les fans, on est vraiment là. Dès qu’on trouve un moment, si l’on voit quelqu’un, on essaie de faire de notre mieux. C’est une chance qu’on ait des fans dans le monde entier, c’est très rare, genre mes groupes préférés ne marchent que dans une partie du monde, mais par chance on a pu toucher beaucoup de fans partout. Et ce qui est super c’est qu’on peut aller à pleins d’endroits, et voyager là où se trouve le public.  Mais ce qui est dommage, c’est qu’il n’y a pas assez de jours dans une année, et où que l’on soit, on est toujours pressés ; mais dès que l’on peut saisir une occasion, on adore le faire, et c’est ce qui compte : jouer de la musique, rencontrer les fans, c’est tout ! C’est beaucoup plus important pour nous personnellement.
Isaac :
On a toujours vendu quelques milliers d’albums, [Zac joue de plus en plus fort] Zac, tu commences vraiment à nous déranger
Taylor : Autant que l’on peut, on apprécie toujours de le faire. Et j’aimerais aussi dire aux fans qui viennent de loin pour nous voir que l’on apprécie vraiment ça et que l’on souhaiterait avoir plus de temps dans ces situations pour discuter plus longuement et leur signer des autographes [Zac arrache presque les cordes de sa guitare et rend la suite inaudible]


HFF: Merci beaucoup de nous avoir accordé cette interview.
Hanson : Merci à vous d’avoir posé des questions intéressantes, c’était très sympa !

 

L'interview finie, nous leur demandons s'ils peuvent dire un petit mot en français pour leurs fans francophones. Ils se prêtent au jeu: Isaac perd un peu espoir trouvant ça trop dur, Taylor bute sur les mots mais s'accroche et finalement ça donne ça:

 



Cliquez sur l'image pour voir la vidéo.

 

Une photo de groupe pour la route, un serrage de mains et l'entrevue s'achève.

Anecdote de photo: Pendant qu'on s'installe, Yohann glisse à Zac que le clip de Weird était franchement bien et lui demande s'ils comptent retravailler avec Gus Van Sant. Ce à quoi Zac répond : "Oui, en fait, à chaque fois qu'on va à Portland (Oregon), on passe le voir car c'est un grand ami à nous, il nous invite à la projection de ses films. Je vais vous dire un truc que pas beaucoup de gens savent, mais il adore jouer de la guitare. On aimerait bien refaire quelque chose avec lui mais il est très occupé et nous aussi mais c'est une possibilité à envisager."

 


 

18h15 - Nous sortons de l'hôtel un grand sourire aux lèvres, ravis d'avoir mené à bien l'interview que les Hanson ont semblé beaucoup apprécier.
Le stress des heures de préparation et des 30 minutes d'interview s'envole pour laisser place à la satisfaction d'avoir réussi ce projet.

NB: six  heures de transcription, et quatre heures de traduction et mise en page ont été nécessaires pour vous livrer cette interview !

 

Propos recueillis par Mandy, Céline, Yo et Ava

 

   

 

 

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